mardi 28 juillet 2020

Poussière d'étoile - Linda Da Silva

Titre : Poussière d'étoile
Autrice : Linda Da Silva
Editions Lemart
314 pages 
Parution : 22 mai 2020

Résumé :


Trois femmes… Trois époques… Trois destins.

1890 — Je me prénomme Suzanne, vingt printemps tout juste, employée comme femme de chambre dans l’une des plus belles demeures de Ville-d’Avray pour le compte de la famille Delattre. Ma passion est la danse classique et mon rêve, devenir une grande danseuse. Aucune ombre ne devait assombrir mon destin, et pourtant…

1980 — Je suis Lise, la quarantaine, infirmière libérale, j’élève, avec l’aide de ma mère, mon fils Patrick. Je prends mon métier très à cœur. La vie ne m’a pas épargnée, je me suis faite à cette idée…

2020 — Je m’appelle Agnès, la trentaine, j’évolue dans le monde de la mode en tant que styliste. J’ai enfin trouvé l’amour, le VRAI, auprès de Mathieu, mais une apparition a bouleversé mon existence…

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus cher, elles vont vivre une aventure hors du commun.

Mon avis :


Tout d'abord, je voudrais remercier les éditions Lemart pour ce partenariat. Je n'avais rien lu de cette maison d'édition suisse et pour une première, on ne pouvait rêver mieux.
Poussière d'étoile est un vrai coup de coeur. J'aime beaucoup les romans qui se passent sur plusieurs périodes alors ici, nous voilà servis !
Ce roman nous offre trois femmes fortes avec chacune des failles différentes. Elles sont toutes très intéressantes à leur manière.
Celle que j'ai le moins aimé est, je pense, Agnès. Pas parce qu'elle n'était pas intéressante mais parce qu'il y avait trop de personnages autour d'elle. En effet, j'ai appris après ma lecture que Pousière d'étoile est le tome 3 de la saga Le café des délices et même s'ils se lisent très bien séparément, je pense qu'il m'a manqué du contexte. Ce n'est cependant pas bien grave.

J'ai beaucoup aimé les passages qui se déroulent en 1890. Le monde des employés de maison dans une riche demeure m'a fait pensé à Downtown Abbey que j'adore. Suzanne est attachante, et on se prend vite à détester la maîtresse de maison et sa fille.
Il est difficile de vous en parler sans trop en dire, c'est assez délicat. Il y a un meurtre dans la demeure et j'ai deviné très rapidement l'identité du coupable mais quant au motif du crime j'étais vraiment à côté de la plaque. J'adore me faire mener en bateau jusqu'au bout et être surprise.
Un autre point très positif et que l'on assiste aux débuts des empreintes digitales. Un des enquêteurs a trouvé ce système et ses supérieurs se moquent de son idée et j'ai trouvé cela très cocasse. Surtout quand on voit que c'est aujourd'hui indispensable à toute enquête.

Les chapitres alternent les époques de façon équitable donc après Suzanne nous partons avec Lise avant de retrouver Agnès et ceci tout au long du livre.

Lise est une mère divorcée qui travaille énormément au détriment du temps passé avec son fils. Elle vit avec sa mère, veuve, qui aide à s'occuper de Patrick. Infirmière très investie auprès de ses patients, elle nous amène chez son couple de patients préférés tout au long du livre. Les rebondissements qu'elle nous fait vivre sont très prenants. J'ai également apprécié le moment de retrouvailles avec cette famille perdue de vue depuis toujours.

Agnès, elle, est une styliste qui travaille pour un tyran qui se croit tout permis et que j'ai détesté dès son apparition. Elle est en couple avec Mathieu, un personnage attachant et protecteur que j'ai beaucoup aimé. La seule chose qui m'a un peu énervée chez Agnès, ce sont ses doutes constants au sujets de sa relation. Ce n'était selon moi pas nécessaire à l'histoire et cela contraste avec son côté de femme forte. Mais, une fois de plus, je cherche la petite bête.

J'ai adoré la façon dont Linda Da Silva a ficelé son histoire. Même si quelques faits sont prévisibles, comme l'identité de la personne que rencontrent Lise et Agnès, j'ai été très surprise plus d'une fois. Les fils de l'histoire sont remarquablement bien tressées.

Lorsque j'ai fini ce roman, j'étais choquée et j'avais six millions de questions en tête. Et j'en ai parlé avec l'autrice qui est vraiment adorable. C'est un plus lorsqu'on lit un livre de pouvoir parler avec la personne qui l'a écrit. Or Linda est vraiment  très abordable et nous avons bien échangé à la fin de ma lecture.

Je ne peux que vous recommander ce roman vraiment merveilleusement bien écrit et j'attends avec impatience le premier septembre pour acheter les autres romans de l'autrice.

Merci à toi Linda pour ta gentillesse ! Quant à vous chers lecteurs, je vous dis à bientôt ♣

lundi 27 juillet 2020

De l'ombre - Xavier Croci

Titre : De l'ombre
Auteur : Xavier Croci
Editions Sans Escale
141 pages
Parution : Décembre 2019

 Résumé : 


A travers une série de nouvelles parfois très courtes, ce livre évoque la vie fantasmatique d’un amoureux éperdu. De femme en femme, le narrateur collectionne quiproquos, malentendus et échecs. Il surfe sur la vague de ses désirs, et nous invite à regarder par le trou de serrure, souvent pathétique, de ses efforts pour ne pas couler.
Les nouvelles développent de beaux portraits de femmes désirées, Cléo, Jade, Sacha ou Djanae, mais inatteignables. Elles dessinent également d’improbables rencontres, non sans parfois une certaine cruauté, dans l’univers de Paris et de sa proche banlieue. Un recueil conçu comme un album de rock’n’roll !

Mon avis : 


Tout d'abord, merci aux éditions Sans Escale pour l'envoi de ce livre. Je n'avais jamais rien lu de cette maison d'éditions qui propose aujourd'hui neuf parutions.
Même si c'est un peu gênant de le dire ainsi, j'ai vraiment détesté ce livre. Les nouvelles s'enchaînent rapidement et j'ai eu pourtant l'impression que ma lecture durait des années. Le recueil fait 141 pages et je l'ai trouvé interminable. 
J'ai été très mal à l'aise à plus d'une reprise. Que ce soit la banalisation d'un viol ou comment sont dépeintes les prostituées, j'ai eu plus d'une fois mal au ventre. 
En outre, en relisant le résumé, j'ai l'impression de ne pas avoir lu le livre lui correspondant. Pour moi le narrateur n'a rien d'un amoureux éperdu. L'homme décrit est quelqu'un de mauvais, de tordu et le fait de repenser à certaines descriptions me fait encore froid dans le dos.
C'est dommage car ce livre qui me semblait très prometteur m'a énormément déçue et poster un avis négatif n'est jamais très agréable mais a le mérite d'être honnête. J'espère que ma prochaine lecture des éditions Sans Escale sera meilleure que celle-ci. 

Je vous souhaite une belle journée et vous dit à très vite ♣

jeudi 16 juillet 2020

Bougies littéraires : Je me lance dans l'entreprenariat


Bonjour à tous,

Cela fait quelques jours que je ne suis pas venue par ici, j'ai déjà 5 avis à rédiger. Je suis plus qu'en retard, mais ce n'est pas pour un avis que je vous retrouve aujourd'hui !

Je me lance dans la folle aventure qu'est l'entreprenariat et j'ouvre ma boutique en ligne Sapotille Candles.

Qu'est-ce que c'est me direz vous ?

C'est une boutique en ligne de vente de bougies littéraires. Mes bougies sont des bougies à la cire de soja, faites avec des colorants naturels.
Les parfums sont des parfums de Grasse non testés sur les animaux. Il y a aussi une seconde gamme dans laquelle les parfums de Grasse sont remplacés par des huiles essentielles pour une bougie 100% naturelle.

Chaque mois, une nouvelle collection sortira. Ce mois-ci, pour l'ouverture, vous trouverez 6 modèles :
  • deux classiques
  • un personnage d'Harry Potter
  • un personnage de la saga The Mortal Instruments de Cassandra Clare
  • un road trip contemporain
  • une bougie qui n'est pas issue d'un livre mais qui me tient à coeur 
En plus du blog, il y a un compte Instagram sur lequel je suis très active. J'espère que ce projet vous plaît et que certains d'entre vous s'embarqueront avec moi dans cette aventure ♣


dimanche 5 juillet 2020

Châteaux de sable - Charles Mohtashami 🏰


Résumé :


Guiv, étudiant en droit d'origine iranienne, est tiraillé entre sa passion pour Karina, une étudiante colombienne engagée, et son dévouement pour son père dont il vient d'apprendre qu'il a la maladie d'Alzheimer. Il s'empêtre dans des choix qui risquent de lui faire perdre et l'un et l'autre.

Mon avis :


Tout d'abord, un grand merci aux éditions l'Harmattan pour ce partenariat. Je suis désolée pour le retard de publication. Je devais lire ce livre pendant le confinement mais je n'étais pas dans la même ville que mon livre. 

J'ai attaqué ce roman avec une légère boule au ventre, celle qui vous dit que ce livre va vous travailler. J'avais peur qu'il réveille un vécu douloureux. Il n'en fut rien. Au final, il en est même très loin et j'ai apprécié ma lecture. Je l'ai dévoré dans la journée avec deux voyages en train plus un métro. 

Nous découvrons Guiv, étudiant en droit, d'origine iranienne. Il est fou amoureux de Karina, une colombienne un peu excessive selon moi. En effet, ses crises m'ont un peu fatiguée. Cependant, Guiv est heureux avec elle, malgré ses excès que j'ai personnellement trouvés insupportables. 

Au tout début du roman, le père de Guiv disparaît avant de refaire surface à Aix-en-Provence, sans aucun souvenir de ce qui lui est arrivé. C'est là qu'on découvre que son père est malade. Je n'ai pas compris pourquoi sa mère et son frère le savaient mais pas Guiv. Je trouve quand même les relations de cette famille très bizarres. 

Guiv décide d'arrêter ses études, ou tout du moins de ne plus aller en cours, afin de s'occuper de son père à temps plein. Il refuse de le mettre dans une institution et porte donc le lourd fardeau de s'occuper de cet homme désorienté. 
Le quotidien de ces deux personnages est bien décrit, et plus d'une fois j'ai eu les larmes aux yeux devant la dureté des scènes décrites par Charles Mohtashami. On sent qu'il connaît bien son sujet. 

Il y a plusieurs histoires qui s'entremêlent et par moment, je ne savais plus où donner de la tête. Cependant, cela crée un vrai rythme et cela fait un bien fou de lire un roman que l'on n'a pas envie de poser. 
J'ai aimé les personnages secondaires qui gravitent autour de Guiv. Les personnages féminins sont bien travaillés et même si Karina et Claire sont totalement dingues, je me suis énormément attachée à Louise et sa petite fille.
J'ai aimé l'intrigue qui se déroule en Colombie également, c'était prenant même si c'était assez loin et narré avec une certaine distance. Ce n'étaient que des moments forts !

Un extrait m'a fortement interpellée et je ne peux pas ne pas l'évoquer : 
" - Ma chérie, parle doucement sinon tu vas réveiller mon père.
Karina répondit, indifférente :
- Ton père, toujours ton père ! Ce pauvre qui ne comprend rien. Vous, les gens du Moyen-Orient, vous êtes trop engagés et sentimentaux."
Est-ce que c'est parce qu'il est iranien qu'il s'occupe de son père ? Je ne suis pas du tout d'accord. Je le ferais aussi pour mes parents. Je pense que Karina confond sentimentalité et devoir. Les gens du Moyen Orient agissent énormément par devoir familial bien plus que par sentiment.
Ce petit détail mis à part, j'ai adoré ce livre. J'ai aimé la dévotion de Guiv, que ce soit envers son père, envers Karina, envers Louise ou même son travail. Je l'ai trouvé fort, et digne et cela malgré tout ce qu'il traverse. 
J'ai apprécié le style de l'auteur également qui est très fluide. Ce livre n'est pas un coup de coeur, néanmoins c'est une très belle découverte ! 

Et vous, connaissez vous ce roman ? L'avez-vous lu ? Vous tente-t-il ? Dîtes moi tout en commentaire. 

Je vous retrouve très vite ☘️